L’ouverture du Centre de l’AS V. CLUB à Kimbondo dans la commune de Mont-Ngafula a laissé tous les kinois croire à la création d’un Centre de Formation par l’Association Sportive Victoria Club de Kinshasa, chose qui figure également parmi les objectifs de l’entraineur Principal des Dauphins Noirs, Jean Florent IBENGE qui il y a peu disait ne quittera jamais l’AS V. CLUB aussi longtemps qu’il n’y aura pas la mise en œuvre de l’idée conduisant à la mise en place d’un centre de formation.

Mais fort est de constater que 6 ans après l’arrivée de Florent, il n’y a rien de formation, Victoria Club a certes les infrastructures, disons à 70%, mais pas les jeunes à former. Pourtant du vivant de Papa KAZADI, la formation des jeunes était une priorité à l’horizon 2018, cela après que les Moscovites aient disputé la finale de la ligue des champions et perdu le trophée face à l’Entente Sétifienne d’Algérie (2-2 et 1-1).

L’argent, voici le frein

Malgré ses finales en compétitions interclubs, différentes phases des groupes et son seul sponsor figurant sur ses tuniques, l’AS V. CLUB est buté à un problème criant d’argent pour mettre en place son centre tant vanté et même vendu avant la réalisation. Si le projet initial prévoyait le recrutement des meilleurs gamins dont l’âge varie entre 10 et 12 ans, désormais il faut voir ailleurs, « On voulait commencer avec les enfants de 12 ans mais là on le prend un peu en l’envers avec PJSK et puis les Vita Juniors. Donc, il faut qu’on améliore ça. On a mis PJSK depuis deux saisons maintenant on va avancer de ce côté-là avec une véritable formation. Faire en sorte que dans PJSK que les joueurs de PSJSK n’aient pas plus de 19 et VITA Juniors pas plus de 17 ans » a dit Florent IBENGE, entraineur principal de l’équipe kinoise la plus régulière en campagne africaine aux reporters de Horsaison.cd. Vita doit faire mieux.

Pas de centre, pas de titre

La plupart des clubs qui trônent sur l’Afrique ce dernier moment ont leur centre de formation. Les joueurs acquièrent la philosophie du club dès les minimes jusqu’à atteindre, s’ils sont bons, les séniors. Le cas du National Al Ahly d’Egypte, Espérance de Tunis, le Raja Athletic Club de Casablanca du Maroc et le Tout Puissant MAZEMBE de la République Démocratique du Congo, un exemple à suivre.

Mais l’AS V. CLUB du haut de ces 84 ans n’a rien, même pas une philosophie tactique. Est-ce la raison pour ne pas s’offrir ? Non, pas seulement ça et plusieurs analystes peuvent le prouver. Mais Florent, lui, y tient, il le confirme « V. CLUB n’est pas au niveau des équipes qui sont en train de gagner en Coupe d’Afrique tout simplement parce qu’il nous manque des moyens suffisants par rapport à eux, mais on ne désespère pas … on y va petit à petit pour pouvoir mettre notre formation. On va faire une équipe de 15 ans pour pouvoir rivaliser avec des Al Ahly, avec des Zamālek pour qu’on puisse aussi contourner ce phénomène des agents qui nous a frappé de plein cœur cette année pour pallier au départ de X ou Y joueur par un gamin qui aura la physionomie de l’équipe. Lorsque vous avez une équipe dont 7 joueurs du 11 de départ ont la mentalité et les couleurs du club, vous pouvez rêver les titres chaque saison ».

La nécessité

A ces jours, avoir une équipe des jeunes s’avère plus qu’un impératif tant pour les clubs que les sélections nationales, la vision étant de prendre part aux compétitions internationales des jeunes sans réduire l’âge des joueurs au risque de connaitre la disqualification comme la RD Congo avec l’Arsène ZOLAGATE.

Il faut également assurer avec la jeunesse pour la relève et éviter un flottement comme l’Egypte après la génération Hossan HASSAN.

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