Kinshasa n’aura finalement pas été une ville sainte pour ses deux plus vieux clubs. Ils sont en mode alerte, que personne ne bouge ou n’aille ailleurs. Pourtant, c’est justement le départ que nous constatons et cela vient bel et bien de partout, personne n’est épargnée.

Si le Daring Club Motema Pembe a montré la voie, comme toujours depuis plus de 5 ans, à la débandade en cascade ; c’est sa rivale, l’ennemi juré qui emboîte les pas, l’Association Sportive Victoria Club a aussi dit « Bienvenue les troubles ! ».

V. CLUB et son flou apparent

Rien n’est clair dans cette équipe de la capitale que les étrangers admirent de loin. Les vérités ne se disent jamais à haute voix de peur d’être exposé au grand jour face aux supporters comme l’ennemi du développement de VITA. Tout ou presque se fait en cachette, « Attention,  parles à mi-voix, on va nous entendre.»

Un climat d’incertitude qui a conduit à plusieurs mécontentements dans la famille Vert et Noir de Kinshasa. Ces Dauphins, pris pour pacifiques, sont les creuseurs  de leur propre déséquilibre. La preuve, le Président de Coordination s’est retrouvé seul sans membre influent du Conseil Suprême de l’équipe lors de la finale retour de la Coupe de la Confédération pourtant se disputant à Kinshasa, au Stade des Martyrs.

Un flou qui caractérise également la mise en quarantaine ou le retrait de Denis KAMBAYI de ce groupe d’attaque détenu par le champion du championnat national de l’exercice 2017-2018, cette fois-là en 2014 et la finale aller de la ligue des champions se jouait aussi à Kinshasa. Aujourd’hui, le Club de Judo de l’AS V. CLUB n’a plus sa même renommée, on colle le reste.

Comme si ce flou ou crainte des personnes ne suffisait pas pour maintenir VITA en vie, même dans ce désordre, deux autres démissions de taille viennent d’être enregistrées après celle de Barth KALEMBO (maquillée par sa prise de fonction à la Fédération de Basket Ball du Congo).

A nous la démission

Le mercredi 9 mai 2019 est cette date qui a poignardé VITA. D’abord, c’est le Président de la Section Volley-Ball, Champion du Congo 2017, qui a rendu son tablier. Michel KABUYA ne part pas seul, il s’en va avec tout son comité.

Cliquez pour élargir

Dans sa correspondance de la date précitée adressée à Gabriel AMISI (Président de Coordination de l’AS V. Club),  l’homme dit son profond « regret en ce jour d’annoncer la démission du Comité ayant passé un mandat fructueux à la tête de cette section, vu l’incohérence qui règne actuellement au sein de cette section et afin de sauvegarder les intérêts de nos athlètes ; pour ne pas endiguer au bon fonctionnement de notre chère équipe … De ce fait, nous vous prions Monsieur le Président à prendre les dispositions urgentes, car l’équipe poursuit son championnat au sein de l’Euvokin .. » et un copie pour information a été réservée au Conseil Suprême.

Si cette note n’est pas explicite, le malentendu dont il est question ici est la lourdeur avec laquelle sont traités les dossiers relatifs à la Section Volley-Ball de l’AS V. CLUB. Un jeu de ping-pong  entrepris par certains membres influents de l’équipe. Les Championnes du Congo de 2017 se rappellent encore comment elles ont pris part à la 14ème édition de la Coupe du Congo de Volley-Ball sans entraineur puisque manquant des fonds nécessaires.

Le même jour, intervient la démission officielle du Président des Supporters des Verts et Noirs, Didier KATALYS. Contacté par horsaison.cd, il dit avoir « démissionné pour des convenances personnelles rien de si grave tel que présenté par certaines personnes ».

Une sorte de ras-le-bol qui intervient peu après l’arrestation d’un de ses hommes de confiance plus connu sous le nom de WATA dans le milieu des vclubiens dont une frange le présente comme un détourneur des deniers de l’équipe après la vente des vareuses disponibilisées pour la finale de la Coupe de la Confédération Africaine de Football.

Certes, V. Club connait des démissions, c’est sa cuisine interne. Mais l’inquiétude pour les kinois qui n’ont que cette formation comme leur représentant valable en campagne africaine (toujours présent depuis 2009), est de le voir (club) replonger dans la dernière chambre des enfers et devenir disparate comme le DCMP tant en national qu’en continental puisque l’international ne le connait pas (pas de qualification à la coupe du monde de la FIFA).

Faudra-t-il conduire à la manière de la discipline est la mère des armées ou réunir tout le monde pour un échange ?

Horsaison / Or Saison

0 0 vote
Article Rating