Le Palais des sports dans ce pays de 2.345.045 kilomètres carrés est une utopie. Il n’existe que dans les bouches des acteurs du monde sportif et dans les tiroirs, alors que les fonds nécessaires ont été débloqués, mais pour quelle direction ? La réponse, elle est simple, une direction inconnue.

Obstacle donc pour les sports qui doivent y évoluer, ils ne sont pas aussi performants sur le continent qu’ils devaient l’être ; on se contente de dire : « Nous allons procéder palier par palier et prendre les résultats tels qu’ils se présentent ».

Face à cette réalité, les variantes que personne ne voyait à Kinshasa se sont invitées à la fête à la quête d’une place à la table du Seigneur, le cas du Beach-Volley !

Quand Beach-Volley s’impose

La Fédération de Volley Ball du Congo n’était pas régulière, il y a 5 ans, au volley-ball de Beach et encore moins en forme au volley-ball de salle, faute de temps. Cependant, la Fédération de Volley-Ball du Congo était reléguée en arrière-plan, situation qui a fait qu’elle soit devancée par d’autres fédérations. Somme toute, ce n’était qu’une carence d’objectivité que de construire un château sur le sable. La politique a alors changé de cible sur laquelle il faut tirer, changement de cap, le Beach-volley passe devant et les résultats suivent.

Nous sommes en 2016, le Championnat d’Afrique des Nations comptant pour la Zone 4 s’invite à Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo.  Seul le Congo Brazzaville effectue le déplacement, les autres désistent, le comité de la Zone 4 ne s’arrête pas, il organise son championnat.

Ce qui s’en suit est plus qu’encourageant que des médailles, 3 catégories sur les 4 s’offrent la médaille d’or et les U21 messieurs sont deuxième au classement, synonyme de la médaille d’argent.

Pourtant, c’est eux qui feront vibrer toute l’Afrique.

L’Egypte, le passage obligé 

Les sièges de plusieurs confédérations sportives s’y trouvent. L’Egypte passe pratiquement pour la terre promise pour la RD Congo. Au Caire, sa capitale, les Léopards U21 messieurs de la RD Congo, PHEZO et SALA SALA y ont écrit la plus belle page du Beach-Volley congolais. La qualification à la Coupe du monde est venue de là, ils ont fini 4ème en Afrique, un cap que n’a jamais atteint la FEVOCO.

La Chine, le soleil levant

Au pays de XI JI PING, la RD Congo n’a pas raté son rendez-vous avec l’histoire, son histoire. Le pays des Léopards a fini en tête du contingent africain en occupant la 16ème place sur les 32 participants.

Jamais un pays africain n’a été aussi performant, la République Démocratique du Congo est un modèle africain.

Confiante,  la CAVB dit oui !

Séduite, la Confédération Africaine de Volley-Ball ne sait plus dire non à la Fédération de Volley Ball du Congo. Les compétitions de Beach-Volley sont accordées au Congo quand ce dernier le veut. La plus grande est celle de moins de 19 ans.

La Coupe d’Afrique des Nations dans les deux versions. A domicile, l’occasion est trop belle pour la manquer. Les Dames du Congo Kinshasa finissent deuxième chez elles alors qu’elles étaient à un point d’un deux sets à zéro, mais hélas, l’Egypte (sacrée championne) est passée par là.

FEVOCO, Beach-Volley, ce qui manque . . .

A ces jours, la RD Congo peut bien se taper la poitrine du fait de détenir les meilleurs produits adaptés au monde (Reconversion des joueurs du Volley à 6 au Beach-Volley), mais cela ne pourra pas durer longtemps puisque ces pièces finiront par user un jour. Avons-nous pensé à l’après SALA SALA et Christenvie ?  Oui, mais pour quel effet ? Quelle optique ? Quel format d’utilisation ?

Bien qu’installées par le Comité exécutif de la FEVOCO, les commissions, tant nationale que provinciale n’arrivent pas à mettre en place ce système de rajeunissement et relève. Ce n’est qu’en faisant cela que la vision de la fédération aura un effet positif dans la continuité et éviter qu’elle disparaisse avec le comité en place.

HORSAISON / OR SAISON