Sa tanière contient des sections qui ont des qualités pour aller loin ; elle s’est qualifiée à deux reprises à la coupe du monde des moins de 20 ans en 2006 et 2008. Elle a fait trembler le Cameroun chez les Séniors en 1998, occupant d’ailleurs la 3ème place à la CAN remportée par le Ghana. Depuis, elle a vendu sa peau aux Nzalang, Falcons et Lionnes Indomptables.

Elle est aujourd’hui 110ème au classement de la FIFA alors qu’en 2009, elle était 85ème. L’équipe nationale du football féminin de la RD Congo, 15ème en Afrique, a aujourd’hui une fenêtre entrouverte pour se replacer dans le Top 10 africains. Et, pourquoi pas réintégrer le Top 80 de la FIFA, grâce à la nouvelle campagne lancée par la CAF.

Ce programme consiste à promouvoir le football féminin sur toute l’étendue du territoire africain sur 3 ans, soit de 2020 à 2023. Il comporte 5 axes majeurs dont la compétition, le développement et le marketing nous intéressent le plus. Axes sur lesquels l’intervention et implication de la FECOFA aiderait à redynamiser les équipes nationales féminines de la RDC.

La compétition, laquelle pour la RDC ?

Si pour la CAF, dont Monsieur OMARI SELEMANI Constant est 1er Vice-président, plus de compétitivité passera notamment par la mise en place d’une ligue des champions à l’image de l’UEFA. En RD Congo, il sera question de rendre viable et surtout plus que réaliste.

Sur 11 ligues provinciales qui composent l’organisation footballistique nationale, il arrive à la FECOFA de se retrouver qu’avec 8 équipes à la limite 10 pour l’organisation de la Coupe du Congo de Football. 2 ou 3 viennent de la ville hôte, ce qui fait qu’à l’issue des 4 ou 6 matches, une équipe soit sacrée championne du Congo.

Pourtant avec la nouvelle mise en place de la CAF à laquelle le Président de la FECOFA a contribué fortement, puisqu’Expert de la CAF, exige plus de compétitivité et combativité pour placer le football féminin sur la carte du monde comme l’a dit Ahmad Ahmad, Président de la CAF « Le lancement de la stratégie du football féminin de la CAF est conforme à notre engagement à donner de l’espoir aux jeunes du continent et à développer le football féminin à tous les niveaux. Il définit une feuille de route claire pour des actions spécifiques qui révolutionneront le football féminin ».

Ce qui laisse croire que la FECOFA serait tentée de mettre enfin sur pied une Ligue nationale du football féminin. Elle sera tenue par zone de développement puis finir par une phase de play-off  ou la coupe du Congo sera juste remodelée afin de qualifier la meilleure des équipes en Ligue des champions de la CAF pour atteindre le développement. 

Développement, mais avec quelle méthode ?

Ici, l’idée est d’accélérer la croissance du football féminin sans tenir compte de la géolocalisation mais plutôt permettre à toutes filles qui aspirent à une carrière en football d’y goûter. Mais comment faire au moment où nous savons que la plupart de ces filles sont à Kinshasa et celles de l’intérieur ont du mal à rallier la capitale ?

C’est là que le travail de la Direction technique nationale intervient. Il lui faudra placer des antennes dans chaque zone de développement pour détecter les talents bruts à former puis performer. Mais, dans quels centres de formation ? Puisqu’il faudra suivre à la loupe l’évolution des athlètes à même de se produire sans faire montre d’opacité technique puisque l’instance faitière du football africain impose « l’amélioration à tous les niveaux, partout en Afrique, en multipliant les opportunités de jeu pour les femmes et les filles et en offrant des possibilités de formation accrues et améliorées pour le personnel technique impliqué dans le football féminin ; de même qu’en reliant les cours de renforcement des capacités aux programmes de développement et compétitions ».

La FECOFA doit imposer aux clubs qui prennent part aux championnats nationaux (Ligue 1 et Ligue 2) de créer les équipes féminines. C’est la méthode la plus simple pour parvenir au développement du football féminin tant attendu. Une approche qui va non seulement ramener du monde autour du football féminin vu la rivalité qui existe déjà entre ces clubs masculins, néanmoins verra également la commission nationale du football féminin se suffire dans l’organisation des compétitions qui sont sous sa tutelle à l’exemple de la LINAFOOT.

Marketing et promotion, pourquoi pas le Ministère du Genre ?

Aujourd’hui, tout ce qui concerne la femme, tout l’ensemble de la population mondiale. Inquiétée par les actes affreux qu’elle connait, la jeune fille RD Congolaise perd ses repères une fois qu’elle manque son passage sur le banc de l’école.

En vue de lui permettre de goûter à une autre vie après une scolarité ratée ou tout simplement dans le souci de permettre à la fille congolaise de vivre sa passion du football, la FECOFA peut assurer la jonction entre le Ministère des Sports et celui du Genre pour attirer la jeune fille sur la pelouse. Une stratégie qui va alimenter en elle « l’esprit de famille, de passion et de culture » comme le dit d’ailleurs la CAF.

Ce qui va justement occasionner la création des « facteurs de développement du football féminin de manière durable en collaborant avec les parties prenantes pour professionnaliser les structures entourant le football féminin sur et en dehors du terrain ».

Une autre façon de privilégier l’utilisation du football comme outil pour éduquer les jeunes filles, autonomiser et encourager la participation.

Ainsi donc, les sélections nationales du football tant sénior que junior vont être alimentées  par les filles qui non seulement passionnées, mais aussi instruites sportivement et culturellement seront capables de défendre les couleurs du Congo Kinshasa.

Horsaison / Or Saison

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