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CAN 2019: CISSÉ – BELMADI POUR LE 100% AFRICAIN EN FINALE

C’est déjà pour ce vendredi 19 juillet que la Coupe d’Afrique des Nations Egypte 2019 va fermer ses portes avec la grande finale qui opposera le Sénégal à l’Algérie. Deux équipes qui ont fait un parcours remarquable, grâce notamment à leurs sélectionneurs.

Justement, c’est un fait pas trop fréquent. Cette finale met aux prises deux entraîneurs africains pour le titre. Ça sera la cinquième fois que cela se reproduise en 32 éditons. L’honneur africain sera de mise avec ses deux fils qui sont presque pareils.

Aliou CISSE – Jamel BELMADI : Les mêmes écoles de formation

Tous de mars 1976, né le 24 pour Aliou CISSE et le 25 pour Jamel BELMADI, ces deux frères ont eu à découvrir et apprendre dans presque la même école. Ils sont tous passés par le PSG et ont généralement évolué en France et en Angleterre.

PSG, Marseille, Valenciennes, Manchester City et Southampton et même l’Espagne et le Qatar pour BELMADI, contre par exemple le PSG, Lille, Montpellier, Birmingham pour ALIOU ;  c’est dans ces écoles que les deux sélectionneurs ont forgé leur vision du foot.

Déjà rencontrés comme jouers en sélection 

L’un jouant pour l’Algérie et l’autre le Sénégal, les deux hommes se sont affrontés lors des éliminatoires de la coupe du monde 2002. Exactement, le 21 avril 2001, à Dakar. C’est le Sénégal qui l’a emporté sur le score de trois buts à zéro, BELMADI était très moyen et va même écopé d’un carton jaune.

L’un est prophète chez soi et l’autre le fils qui revient de la conquête

Après leurs carrières de joueur, la reconversion comme entraîneur n’a pas été similaire.

Aliou CISSE a eu à progresser avec la confiance de ses pairs avec plusieurs postes au pays comme : Entraîneur adjoint puis titulaire de la sélection olympique du Sénégal  ;  sélectionneur des U20 aux Jeux de la Francophonie puis le 4 mars 2015, il va remplacer le français Alain Giresse à la tête de la tanière des Lions.

Mais BELMADI va apprendre loin de son pays. C’est au Qatar que l’algérien va faire ses débuts. Il commence à Lekhwiya puis il aura la tâche comme sélectionneur de l’équipe B du Qatar. Après, il va prendre les commandes des seniors en 2014 avec qui il va participer à la coupe d’Asie qui va mal finir pour son équipe et il fera un tour à Al-Duhail pendant trois ans. C’est même là qu’il va coacher le capitaine tunisien Youssef MSAKNI et l’ivoirien Bakary KONE.

Après ce long parcours, il sera rappelé à la maison pour succéder à son aîné, la légende algérien Rabah MADJER en 2018 pour un contrat de quatre ans.

Deux parcours de deux fils du continent qui les a permis de se forger un caractère dur et rigoureux.

Un cinquième face à face 100 % africain

Il s’est déjà joué quatre finales 100% africain depuis 1962, où l’Ethiopie, entraînée par Yidnekatchew TESEMA, remporta le sacre en battant l’Egypte par 4-2 en finale. Les Pharaons ont été entraînés par le duo Mohamed El Guindy et Hanafy Bastan. Puis la dernière fois, c’est en 1998.

L’Egyptien Mahmoud El Gohary va guider les Pharaons vers leur quatrième titre, en battant l’Afrique du Sud, entraînée par l’icône locale Jomo SONO en finale sur un score de deux buts à zéro.

Le cinquième honneur africain, c’est ce soir pour voir un 12ème entraîneur local soulever le trophée de champion d’Afrique. A qui le Saint Graal  ?

Horsaison / Or Saison

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