Congo Sport

CAN 2019: VOUS ÊTES DE FIMBU, MBEYA MBEYA OU MISU NA MISU POUR LA CÉLÉBRATION?

La Coupe d’Afrique des Nations n’est plus que question de quelques jours, du 21 juin au 19 juillet, l’Egypte sera le centre de l’attention, car c’est la grande messe du football africain qui aura lieu au pays des Pharaons.

Au cours de cette compétition, nous allons assister à des matchs fous, des moments historiques comme toujours, mais aussi des buts magnifiques.

Tiens, qui dit « but » fait directement allusion à sa « célébration » et pendant la CAN, les buts sont un moyen important de faire découvrir la culture d’un pays. La danse mythique, un geste qui fait rage au pays ou mieux encore une chanson qui fait bouger le pays. Tous les moyens sont bons et marquer un but devient le moment le plus attendu pour voir une chorégraphie synchronisée non répétée par toute l’équipe, les spectateurs et les téléspectateurs en état de liesse.

La RD Congo est parmi les nations qui ne déçoivent pas de ce côté-là. Et pour cette édition 2019, on se penche sur la danse qui va accompagner la célébration des buts des Léopards. Avant tout, faisons le point sur ce qu’on a récemment vu.

Efobo en 2013, Mulunge et Ya Mado en 2015

Nous sommes en 2015, la CAN est organisée par la Guinée équatoriale et le Gabon avec la RD Congo qualifiée à la dernière minute comme meilleure 3ème. Lors des éliminatoires, l’équipe aura comme surnom « Génération Molunge » en référence à la danse qui faisait rage à Kinshasa et à Brazzaville avec la chanson « Boma Ngoungui ».

Le match fou contre la Côte d’Ivoire au Stade Félix-Houphouët-Boigny, trois buts partout et … Bokila inscrit le but de la victoire et le célèbre avec cette danse qui va suivre les Léopards à la CAN 2015 où les Fauves termineront 3ème de cette édition avec encore un match dingue contre la République du Congo (4 – 2 ndlr). Joël Kimwaki va marquer son but et immortaliser « Ya Mado » de l’Artiste musicien Fabregas qui à ce temps-là parcourait l’Afrique.

2016, jamais to pola, 2017 Fimbu chicotte

Le CHAN, le retour de la RD Congo sur le toit des locaux africains, pas très loin au Rwanda en 2016. Un parcours élogieux et une nouvelle célébration se crée la danse « Fimbu ». La RD Congo en cette année zéro défaite, que des joies et même dans les clubs, la danse « Fimbu », issue de la chanson du même titre de l’Artiste Félix WAZEKWA, patron du Groupe Cultur’A Pays Vie, fera rage et va s’exporter partout pour ainsi devenir l’identité pour reconnaître un congolais quelque part.

La CAN 2017 sera le concert général de la danse « Chicotte », le Maroc, la Côte d’Ivoire et le Togo, chacun en a eu pour sa peine.

Puis « Fimbu » commence à se faire bouder. D’abord contre le Ghana qui élimine la RD Congo, ensuite la Tunisie va supporter deux chicottes, mais va tout de même réagir et priver ainsi les Fauves à voir la Russie pour la coupe du monde.

2019, quelle célébration pour la CAN?

Nous voilà en Egypte pour une nouvelle aventure. Trois matches à jouer et il y aura sûrement des buts, alors on doit s’y préparer côté célébration.

Mbeya Mbeya, la folle chanson

Durant sept mois, elle couvre Kinshasa et ailleurs, cette chanson de l’Artiste Negro DIMARIA ne cesse de faire danser et déjà dans la tanière des Léopards un fan inconditionnel s’y trouve. Christian LUYINDAMA, ce défenseur de la Galasataray a célébré le titre de champion de la Turquie et son équipe avec comme son intro la fameuse chanson « Mbeya Mbeya ». Même à Marbella une vidéo nous montre encore Boss exhiber la danse avec succès et joie de ses amis.

On peut ainsi croire que ce n’est pas loin de voir tout le groupe être emballé par cette danse.

Misu na Misu de Robinho

Voilà l’autre chanson qui peut aussi avoir l’occasion d’être célébrée. Sortie à peine quelques semaines, avec une danse difficile à résister et facile à exécuter, Robinho MUNDIMBU fait danser Kinshasa à son rythme. Cette nouvelle tuerie postule bien pour une célébration nationale.

Dans tous les cas, dès le 22 juin, les yeux des congolais seront tournés vers le Caire et déjà prêts pour une célébration encore en pompe qui va sûrement faire son temps pendant cette compétition.

De toute façon, « on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs », dit-on. D’où il faut d’abord marquer des buts avant de songer, célébrer et aussi faire durer la fête en allant jusqu’au bout pour que la fête soit totale.

Horsaison / Or Saison

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