Quand on parle du handball en RD Congo en général et du handball féminin en particulier, c’est à elle qu’on pense en premier car elle incarne ce handball féminin congolais vu son parcours.

Né le 12 mars 1985 à Lubumbashi, Christiane MWASESA s’est lancée très jeune dans la pratique du sport et précisément du handball au sein des clubs locaux dont le plus important a été la formation de MIKISHI.

Christiane MWASESA a gravi les échelons jusqu’à se forger une place de choix au sein de l’équipe nationale de la RD Congo dont elle est capitaine depuis plus de 7 ans maintenant et avec laquelle elle a joué plusieurs compétitions internationales dont la Coupe d’Afrique des Nations et la Coupe du Monde.

Une saison 2018-2019 exceptionnelle

Christiane MWASESA a tendance à se bonifier avec l’âge, la preuve avec une saison 2018-2019 magnifique qu’elle a passée tant en club qu’en sélection nationale.

En club avec le Primero d’Agosto, elle a remporté le championnat angolais et la coupe d’Afrique des vainqueurs des coupes à OUJDA au Maroc en s’imposant en finale devant le plus grand rival angolais, le Petro Atletico de Luanda. Une consécration qui est le fruit d’un travail dur abattu tous les jours a-t-elle dit à horsaison.cd

« Franchement si je reviens en arrière, c’est que du bonheur, c’est que d’émotions, quand vous voyez cette équipe de Primero d’Agosto, vraiment c’est une équipe de battantes. Nous nous donnons à fond, nous travaillons dur pour en arriver là, si vous nous voyez sur le terrain entrain de jubiler, en fait, on regarde le travail abattu pendant deux ans pour remporter cette coupe d’Afrique des vainqueurs des coupes, matin, midi et soir. La musculation, ce qui fait que lorsqu’on arrive dans un match on se donne à fond pour pouvoir gagner » a-t-elle indiqué.

Brazzaville pour un retour au devant de la scène

En sélection nationale, elle a été médaillée de bronze avec les Léopards de la RD Congo à la 23ème édition de la CAN organisée à Brazzaville. Que du bonheur pour la capitaine des Léopards qui se sent fière de la saison qu’elle réalise.

Elle devra par conséquent jouer la coupe du monde au début du mois de décembre prochain au Japon, une nouvelle aventure sur le plan mondial à laquelle elle pense faire mieux que lors de deux dernières participations de la RD Congo à cette compétition.

 » C’est vrai que lors de nos deux premières participations au mondial, nous n’avons pas gagné de match, mais j’espère que lors de la prochaine coupe du monde au Japon, nous allons faire plaisir à notre peuple en remportant au moins un match. En tout cas, je ne peux pas rêver mieux que ce qui est entrain de m’arriver, je suis une femme comblée » a-t-elle déclaré

Le poids de l’âge

A 34 ans aujourd’hui, la capitaine de la sélection nationale congolaise de handball commence à être emportée par le poids de l’âge et elle sait qu’elle n’a plus beaucoup de temps à jouer et servir son pays, mais elle veut rester optimiste pour les deux- trois années qui lui restent à prester.

« Tant que je suis en vie et tant que j’aurai la force, je crois que je continuerai à servir mon pays jusqu’à ce que je sois fatiguée mais il est vrai qu’avec les jeunes qui arrivent et qui nous couvrent, je dirai que je commence à sentir un peu le poids de l’âge. Malgré tout, j’ai encore deux ans, trois ans à remporter quelque chose avec les jeunes » a-t-elle martelé.

Nous devons assurer l’avenir du handball congolais

« C’est nous qui devons assurer l’avenir du handball congolais, si nous lâchons, c’est nous qui auront honte à l’avenir, pas seulement moi, mais toutes ces joueuses qui sont passées avant moi. On essaye de se tenir la main et de pousser les jeunes, la discipline personnelle surtout pour essayer de faire mieux et continuer à relever les défis qui se présenteront devant nous. »

Le sérieux pour gagner le titre continental

« Nous avons déjà la volonté de faire mieux pour aller gagner le titre continental mais le Gouvernement doit nous aider pour y arriver du fait que nous manquons beaucoup de choses. Par exemple, un Palais des Sports, nous n’en avons pas, ce n’est pas normal. Nous n’avons pas de bons endroits pour nous entraîner. Il n’y a pas non plus de vrais matériels nécessaires pour mieux nous entraîner, tout ça compte pour arriver au sommet. Nous devons, tous, les joueuses et les dirigeants nous tenir les coudes pour avancer, mais sans véritables matériels de travail et la discipline dans le chef des joueuses, on ne pourra pas espérer gagner des titres. Quand je vois comment mes amies angolaises se préparent, elles se donnent à fond, elles ont tout, les matériels, le terrain et tout ce qui peut leur permettre d’aller loin, chapeau à elles » a-t-elle conclu.

Christiane MWASESA est ce genre de joyaux qui n’apparaissent qu’une fois tous les cent ans, espérons que la RD Congo qui est entrain de perdre le sien pourra en trouver un autre plus vite que prévu.

Horsaison / Or Saison

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