Congo Sport

FOOT-ARBITRAGE: DE LA THÉORIE À LA PRATIQUE, LA VAR RASSURE « O. SAFARI »

L’objectif pour le trio arbitral au cours d’un match de football, c’est d’être à la hauteur de la tâche lui confiée, celle qui consiste à officier un match à la perfection ou presque puisqu’étant humain. C’est ainsi que pour faciliter davantage l’appréciation des actions sur le terrain, la Fédération Internationale de Football Association a fait recours à l’assistance vidéo. Un outil qui a été de mise lors de la dernière Coupe d’Afrique des Nations à partir des quarts de finale.

Pour en savoir un peu plus sur ce qu’a été l’utilisation de l’assistance vidéo lors de la 32ème Coupe d’Afrique des Nations, horsaison.cd est allé à la rencontre d’Olivier SAFARI, arbitre assistant de la RD Congo revenu de la CAN avec une première expérience de l’utilisation de l’assistance vidéo.

Une première avec mais sans VAR

L’organisateur avait prévu l’utilisation de la VAR en quart de finale de sa compétition. Pour le congolais SAFARI, c’était lors du match Algérie – Côte d’Ivoire. Une première qui s’était plutôt bien passée. 

« Lors de toutes ces compétitions que nous avons eu la chance de jouer, il n’y avait pas la VAR, mais à celle-ci, à partir des quarts de finale, nous avons joué avec. On ne s’est pas référé à la VAR mais elle était là et quand tu termines un match sans intervention de la VAR, ce qu’on a été performant. »

La VAR une seconde lecture

« C’est lors de la demi-finale Sénégal-Tunisie que nous avons eu recours à la VAR. Ça arrive, il y a des choses qu’on rate, on est humain. En quart de finale, la VAR n’a pas été consultée mais en demi-finale, il nous a été demandé d’aller voir la vidéo pour une seconde lecture sur une action que nous avons sifflée penalty, alors qu’il n’en était pas un. »

La VAR n’est pas une contradiction

Le recours à la vidéo n’a rien avoir avec ce que certaines personnes pensent, ce qui pourrait être une contradiction alors qu’elle n’en est pas une, estime Olivier SAFARI.

« Notre objectif sur un terrain, c’est de faire un match parfait, Dieu merci la FIFA a mis en place la VAR et celle-ci n’est pas venue pour nous contredire parce que la dernière décision revient à l’arbitre. Seulement avec la VAR, l’arbitre a une seconde chance de voir si ce qu’il a décidé il peut le maintenir, même s’il le revoit pour une seconde fois. Ce qui veut dire qu’il n’y a aucune pression avec la VAR. Ça nous rassure que même si j’aurai raté quelque chose, ça sera récupéré puisqu’il y a une deuxième personne qui veille pour que tout se passe correctement. Il n’y a aucune pression seulement quand on utilise un outil pour la première fois, vous vous rendrez compte que c’est parfois un peu difficile, parce qu’il y a un protocole qui vous dit quand est-ce que la VAR peut intervenir et quand est-ce qu’il ne peut pas.

Comprenez qu’il y a juste un problème d’adaptation la première fois. Je me rappelle de la première utilisation du  drapelet bip, ce n’était pas facile mais aussi les oreillettes. »

Ainsi donc, fort de son expérience des précédentes compétitions auxquelles Olivier SAFARI a pris part (CHAN 2014, CAN 2015, CAN U20 S 2015, CAN U23 2015 et la CAN 2017), la Coupe d’Afrique des Nations 2019 lui aura ajouté un plus pour le reste de sa carrière, notamment l’utilisation de l’assistance vidéo.

Horsaion / Or Saison

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