Pour une première, s’était un grand coup réussi par le Président du TP Les Croyants Club évoluant en première division du championnat de l’Entete Urbaine de Football Lukunga à Kinshasa en République Démocratique du Congo.

Papy TAMBA qui a pris goût au football avec son interminable tournoi de cohésion qui en est à sa 11ème édition a réussi à transférer deux jeunes joueurs au Maroc à l’Association Sportive de Salé, club évoluant en deuxième division marocaine.

Néanmoins, les nouvelles en provenance de ce club ne sont pas bonnes pour les deux protégés de Papy TAMBA et pourtant leur test s’est avéré concluant.

La contrainte du professionnalisme marocain

MAKANDA MASAKIDI Jonathan, milieu de terrain, et KATABANA-LIONGE Tonny, polyvalent en défense, ont bien réussi leur test au sein de l’Association Sportive de Salé confirme à horsaison.cd l’entraîneur de cette formation, ancien de l’AS Vita Club de Kinshasa, Aboubacar Ouattara. Mais, il évoque également la réglementation marocaine qui a ses exigences qui tend au professionnalisme pour signer un joueur.

« Dans un premier temps, ils ont même été maintenus et ont même signé un contrat, et nous avons pensé qu’ils pouvaient être dans notre équipe de réserve et espoir, ils ont l’âge espoir qui va de 19 à 22 ans. Ils ont 20 ans, ils peuvent y jouer, mais on est confronté à un problème réglementaire au Maroc.

Pour avoir une licence professionnelle ici, il faut avoir dix sélections, il faut avoir jouer dix fois dans les équipes nationales de votre pays, soit juniors, cadets ou minimes, le problème se pose à ce niveau-là.

Et, nous sommes obligés à notre corps défendant de le faire rentrer en attendant peut être, puisqu’ici les règlements sont stricts, c’est ça le professionnalisme, il faut rester strict dans les textes. »

Au Maroc, seul le talent ne suffit pas à cet âge, il faut donc avoir fait ses preuves avec les équipes d’âges pour ainsi espérer obtenir sa licence professionnelle.

Aboubacar Ouattara confirme également la contrainte de nombre de joueurs étrangers au sein de son club pour ne pas dire sur l’ensemble du territoire marocain ne devrait pas dépasser six.

« Sur le terrain en tant que club de deuxième division, je ne peux utiliser que trois joueurs mais je peux recruter que six et parmi les six, il faut avoir deux jeunes qui sont espoirs, c’est-à-dire plus de 18 ans, moins de 18 ans tu ne peux pas signer un contrat parce que c’est un mineur, il lui faut un tuteur, c’est-à-dire un de ses parents doit être résident au Maroc, il travaille au Maroc, il gagne sa vie au Maroc qu’on pourra le prendre si non, on va tous aller dans Barcelone, Chelsea ou Real Madrid on serait pris dans le coup de la FIFA. »

Et pourtant, les deux joueurs du TP Les Croyants ont pris part active pendant la préparation de ce qui devait être leur club, puisque Jonathan s’il faut parler que de lui a joué 8 des 10 matchs amicaux.

« Ces jeunes malheureusement pour nous, si je me trompe, sur les dix matchs de préparation qu’on a fait, le jeune Jonathan a joué au moins huit et il est admiré, contre Widad il a joué, contre Raja de Casablanca également », nous a confié l’ancien entraîneur de l’AS Vita Club qui pour finir a lancé un message aux jeunes footballeurs congolais.

« Il faudrait que les joueurs qui sont au Congo ne court pas quand un manager leur dit venez au Maroc. Quand tu viens, tu risques de ne pas jouer tenant compte des réalités et exigences qui s’y trouvent ».

Horsaison / Or Saison