Elle est censée accueillir les Jeux de la Francophonie 4 ans après la capitale ivoirienne, Abidjan mais elle n’arrive toujours pas à donner un signe de la mise en place des structures devant préparer ces festivités du monde qui a le Français en partage, Kinshasa est bien silencieux.

La capitale RD Congolaise ne fait signe d’aucune initiative, si ce ne sont que des réunions dans des bureaux. Aujourd’hui, on se retrouve au Stade des Martyrs, demain au Ministère des Sports, le surlendemain au Ministère de la Francophonie et Coopération voire même à la Présidence de la République ou ailleurs.

Des réunions qui jusque-là n’ont réussi à mettre en place que des commissions en remplacement des autres. Finalement, les Jeux de la Francophonie sont revenus au Ministère de la Francophonie qui avec d’autres ministères dont celui des Sports et des Affaires Etrangères mais également celui de Commerce Extérieur puisque la FIKIN est finalement le site Francophone de 2021.

Kinshasa ne bouge toujours pas !

Alors que sous d’autres cieux ce genre d’événements permettent à la ville hôte d’être cette vitrine, cette glace ou ce miroir qui se métamorphose en mettant sa plus belle robe pour séduire les visiteurs après des travaux de construction et création d’emplois à pratiquement 2 ans, voire une année de la tenue du rendez-vous mais rien ne bouge.

On a décidé de ne pas construire. Ce qui traduit que la métropole RD Congolaise ne va bénéficier d’aucune nouveauté, pas d’infrastructures sportives à même de redorer l’image du pays ou propulser les sports de salle, ON NE FERA RIEN !

Mais que ferons-nous dans ce cas ? ON VA ARRANGER ! Je dirai plutôt cacher notre insuffisance aux yeux du monde !

En vrai, c’est le Motel FIKIN qui fera office du quartier de la Francophonie pour accueillir les délégations sportives qui feront le déplacement de Kinshasa pour ces jeux. Le quartier va-t-il changer de nom pour devenir le QUARTIER DE LA FRANCOPHONIE ?

C’est la question que l’on se pose mais dans tout ça, c’est la Ville de Kinshasa qui perd puisqu’elle ne bénéficie de rien.

Pouvez-vous vous rendre compte que même la ville de Kinshasa ne bouge pas ses derrières pour justement motiver la population kinoise ou encore les structures provinciales pour l’accompagnement de ce challenge qui va pratiquement lancer la 3ème décennie des années 2000.

En 2012 lors de l’organisation du sommet de la Francophonie, tout sentait le « Français » et même les kinois s’étaient « Francisés » mais maintenant, il n’y a rien du tout. D’ailleurs, les panneaux publicitaires des kinois indiquent plutôt une campagne qui n’existe que de nom « KIN BOPETO » et laissez-moi vous dire que le Gouvernement provincial de Kinshasa n’est pas le seul, même le Comité Olympique Congolais somnole encore.

Les infrastructures sportives sont-elles disponibles ?

C’est la question qu’il ne faut pas poser. En persistant, vous risquez d’avoir tout le monde sur votre dos ; le Ministère des Sports, le Comité Olympique Congolais et même la Présidence de la République dont les promesses ne suivent pas la faute au « Ministre des Finances ». Pour vous dire vrai, il n’y a rien de concret jusque-là en termes d’infrastructures sportives, car si le football, l’athlétisme et le cyclisme ont leurs terrains ou pistes de jeu, les autres disciplines sportives n’ont rien.

Rien alors rien puisque rien n’est construit ou encore prévu pour ces dernières. Du coup, je me pose une question, Où est-ce que les lutteurs vont-ils prester ? On se le demande.

Même en termes de réhabilitation plus rien n’est visible ; les travaux du Stade TATA RAPHAEL stoppés net, le Stade des Martyrs, qui il y a peu était sous le viseur de la CAF, n’a pas connu même un semblant de lancement des travaux, le boulevard triomphal lui a encore les traces du dernier tour cycliste international de la RDC. Un tour de la mort, oui !

Quant aux fédérations dont les disciplines ont été alignées, les préparatifs n’ont même pas commencé d’une seconde. Attendons-nous 2020 pour tout mettre en œuvre au dernier trimestre ? Dans ça, nous sommes experts.

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