Sans vision ou presque, amoureuse du discours en lieu et place d’agir, la République Démocratique du Congo peut aujourd’hui dire merci au covid-19 qui ôte de sa tête l’épée de Damoclès qui n’attendait que le glas de 2021 pour la décapiter. Pourquoi ? Tout simplement parce que la nation des Léopards ne s’est pas mise dans la peau d’un pays organisateur d’une compétition de grande envergure ; comprenez, il n’a jamais organisé de tel. Le seul événement sportif de grande envergure reste «  THE RUMBLE IN THE JUNGLE », puff, c’est de l’histoire ancienne.

Sur place, hormis les commissions qui ont été mises en place, rien d’autres n’a vraiment changé ou rien n’a été fait, que des réunions et des réunions. Prévue pour accueillir le village Francophone, la Foire Internationale de Kinshasa n’a connu aménagement. Une piscine se trouve d’ailleurs à l’entrée Nord-Est non loin des terrains de football où cette épave résiste tant bien au soleil accablant de Kinshasa et le garage destiné au contrôle technique.

Quant au Complexe Tata Raphaël, on ne peut plus en parler puisque jeter aux oubliettes après que les gradins soient remodelés. On se pose finalement la question à quoi bon démolir quand on ne sait reconstruire et surtout pas finir ?

Le stade principal et site à prioriser, le Complexe Omnisport Stade des Martyrs, lui, n’est que le fantôme de ce que nous a laissé le Maréchal MOBUTU. Si d’une part la CAF menace de le boucler, de l’autre, on parle d’un détournement de l’enveloppe destinée aux travaux de réfection et non de réhabilitation ; comprenez la nuance.

Toutefois, les travaux tel que exigés par la CAF ont déjà démarré. Attendons la finalité pour voir si on ne vira plus l’histoire de 2013.

Le parcours des cyclistes n’est pas prêt. Le Boulevard du 30 juin n’est plus connecté à l’avenue de la Libération (ex-24 novembre) parce qu’on y jette un pont ou saut-de-mouton qui ne s’arrête pas là, il y a un autre sur cette avenue, oui, l’avenue Libération au croisement de l’avenue Prince de Liège de l’époque, aujourd’hui Sergent MOKE. La circulation y est sensiblement réduite.

Vont-ils prendre la direction Triomphal-Démocratie (Ex-Huileries)-Boulevard du 30 juin-Gare Centrale, mais pour quelle distance ?

Les sports de salle, eux, sont juste orphelins d’une vision bornée des autorités du pays à tous les niveaux. D’abord, le Président de la République qui annonce le début des travaux pour érection d’un Palais des Sports dès 2019, une promesse qui comme celle des voitures dont la réalisation n’a été effective que dans les dires. Il l’a déclaré dans le jardin de sa résidence de la cité de l’OUA.

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Mais en réalité rien n’a été fait. Ce qui pousse à poser la question : Où se produiront les athlètes dont les sports ont pour lieu de spectacle les salles couvertes ?

Avec le covid-19, le Gouvernement congolais peut toutefois se débarrasser de cette charge qui est la tenue des Jeux de la Francophonie prévus en 2021. Et en une année, ça parait compliquer pour un pays dont le budget a été revu à la baisse, ajouté à cela le détournement de 370.000.000 USD et la rétrocommission qui se fait avant même que le travail ne commence.

«  Oh ! Chère Francophonie, daignes reprendre tes festivités, je ne suis plus à même de les organiser. Le coronavirus a pillé mes ressources » peut s’écrier la République Démocratique du Congo qui en réalité a pris et opté pour l’organisation d’une édition qui ne lui était pas destinée.

Peut-être que ça sera repoussé d’une année et partir de 2021 à 2022 qui sait ?

Horsaison / Or Saison                                                       

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