En République Démocratique du Congo, le talent n’est pas à chercher. Partout où tu passes, tu en trouves. Aucune discipline n’est en manque, toutes sont servies à volonté mais ne sont pas, pour la plupart des cas, profiteuses des prestations des athlètes qui, après une carrière bien qu’internationale finissent sans assurance vie.

Parmi elles, la Fédération de Karaté-do du Congo qui pour des raisons extra-sportives a privé 20 athlètes d’une participation au Championnat d’Afrique des Nations, comptant pour la Zone Centre, Yaoundé 2019.

Flore FLUNGU, quand l’explication n’est pas expliquée

L’ordre de mission devant assurer la prise en charge des Léopards Séniors et Juniors Karaté de la République Démocratique du Congo inscrits pour le KUMITE et KATA a été signé depuis le 19 février 2019 par l’ancien Ministre des Sports, Papy NIANGO IZIAMAY MUNSHEMVULA. La délégation congolaise devait être constituée de 33 personnes, dont le Président de la FEKACO et Flore FLUNGU.

Pour une compétition prévue au mois d’avril, la Fédération et le Trésor Public ont eu plus d’un mois pour se conformer aux exigences de ce déplacement devant intervenir le 6 avril dernier par voie aérienne.

A la manière de faire de la RD Congo, les frais n’ont pas été mis à la disposition de la FEKACO à temps en vue de prendre les dispositions qui s’imposaient. Alors que le Président du Comité Olympique Congolais, remarquant que le temps ne faisait plus partie des alliés du mouvement congolais, le Président de la FEKACO sort une raison qui ne tient pas la route : « Les passeports des athlètes ne sont plus trouvables ».

Les passeports de tous les athlètes ? Quel amateurisme ? Conséquence, le Congo Démocratique manque l’occasion dorée de maximiser les points pour le Ranking International susceptible de permettre à la nation des Léopards de décrocher une qualification de droit aux Jeux Olympiques Tokyo 2020.

En cherchant plus loin, il est facile à comprendre que l’histoire de Yaoundé avait des antécédents.

Kigali, la genèse de l’histoire

Il y a une année, la RD Congo prenait part au Championnat International de Karaté organisé au Rwanda, Kigali abritait alors le tournoi commémorant le génocide des tutsis. Delà, une bombe éclata à la face de Flore FLUNGU, le mécontentement des athlètes de la RD Congo suite au non alignement de certains qui ont été écartés de la liste pour X ou Y raison. Mis contre le mur, le Président de la Fédération de Karaté du Congo n’avait pas d’autres alternatives que de les laisser combattre.

Un climat malsain a vu alors le jour avec comme effet immédiat, Kinshasa n’aura aucune médaille.

Place au règlement de comptes

De retour à Kinshasa, le Président du Karaté RD Congolais revêt sa peau de Tout Puissant et s’impose face à toute décision penchant pour le bien-être des athlètes. D’abord le refus de participation au championnat du monde à Madrid en Angleterre. Ensuite, la suppression de toute une catégorie des compétiteurs (Dames) et, enfin la réduction de l’effectif des messieurs.

Désormais, plus que 6 athlètes bénéficient des bonnes grâces de « Monsieur le Président de la FEKACO, Flore FLUNGU».

FEKACO, une année sans médaille

La RD Congo a une chance que d’autres pays ont du mal à trouver. Chaque année, elle décroche des médailles grâce aux sports individuels que collectifs et le Karaté occupe l’une des places du top 3. En l’espace d’une année avec plus de 5 compétitions organisées, cette discipline n’a décroché aucune médaille. Le drapeau congolais n’a aucunement flotté.

Ceci ressemble à une crise qui ne dit pas son nom mais qui s’enracine. A l’approche des Jeux Olympiques Japonais, une solution rapide mais tenable et solide doit être trouvée pour remettre sur les rails le Karaté et sa fédération de peur d’hériter d’une invitation et de ne rien en faire.

Horsaison / Or Saison