Porteur d’une lueur d’espoir chez les Séniors Messieurs, le Stade des Martyrs de la pentecôte devra retenir encore cette chance qui le caractérise pour mener les Dames vers un cap important débouchant sur la deuxième fenêtre de la campagne Japonaise, les Jeux Olympiques 2020.

Mais avant, il faut finir un travail commencé sans atteindre la moitié du chemin. Refaire le nul de la manche aller.

9 avril, tout à Kinshasa

Ce mardi 9 avril, les congolais vont se réveiller avec en tête une mélodie qui les mènera dans ce stade, le plus grand de l’Afrique Centrale, le Stade Martyrs « Bana Congo to simbana maboko, Congo RDC elonga» pour pousser ces ambassadrices vers la qualification. Tous les moyens sont bons, mais pas nécessaires pour justement éviter un K.O à la fin de la partie.

Revenues de Dar-Es-Salam avec un nul de deux buts partout, les Fauves de la RD Congo n’ont que deux options devant elles pour passer au prochain tour :

Un nul avec moins de deux buts
Une victoire peu importe le score

La gagne et la manière

A 15h30’ l’arbitre donnera, certes, le coup d’envoi de cette confrontation, mais pour les congolaises c’est d’abord un challenge qu’il faudra dompter, un sprint qu’il faut parcourir pour atteindre le terminus.

En déplacement, elles ont fait preuve de maitrise du jeu adverse, malheureusement trahies par le triomphalisme qui avait élu domicile dans leur chef. Conduisant le débat à deux reprises (1-0 puis 2-1), les sélectionnées de Marcelo KADIAMBA se sont fait rattraper à deux reprises. Conclusion, la Tanzanie sait répondre au Congo. Pour se mettre totalement à l’abri, les congolaises devront dès le premier coup de sifflet se lancer sur la dynamique de marquer en premier puis se préserver en créant un grand écart avec projection d’une victoire finale.

Quand le plan B remplace le A

16h30’ sonnera la reprise sur la pelouse après la première mi-temps, le score qui s’affichera au marquoir sera aussi capital qu’il pourra avoir de l’ascendant sur le moral des joueuses (qui sont dépourvues d’un préparateur et encadreur psychologique), pour les pousser à confondre précipitation et rapidité. Une situation pourra échapper au control du Congo Kinshasa qui devra miser sur un nul à moins de deux buts. Oui, c’est possible si l’arbitre ne fait pas partie des priorités de la nation des Léopards.

Trio Arbitral et sa communication

L’universalité impose aux acteurs du monde sportif et même des affaires à parler anglais, chose qui n’est pas courant chez les congolais. Le français est à peine parler, les sportifs de la RD Congo n’en font d’ailleurs pas un problème, pourtant une langue de communication internationale. Après le match aller, face aux hommes en noir Anglophones, KADIAMBA et ses filles vont encore se trouver.
Un trio éthiopien qui a posé ses valises à Kinshasa depuis le dimanche 7 avril dans la journée. Avec espoir qu’il ait appris quelques mots en lingala, une des langues nationales du pays de Lumumba.

Cette nation de 59 ans qui en cas de qualification sera face aux grosses écuries (Nigeria, Cameroun, Guinée Équatoriale, Ghana, Kenya, Zimbabwe et Afrique du Sud) pour passer le deuxième tour, elles qui, n’attendent que leur entrée en lice.

Horsaison / Or Saison