Congo Sport

RDC-BASKET: L’ENFANT DOUÉ MAL ENTRETENU

Sur la scène africaine, elle est la plus titrée de toutes les disciplines réunies. Sa représentativité sur l’échiquier mondial est la plus sonnante ; mais à l’interne, cette discipline qui est le Basket-ball est la moins inspirée de toute, un problème de management sûrement !

Basket-ball, un décollage manqué!

Au cours des années 80, 90 et début 2000, la République Démocratique du Congo était sur tous les écrans, son basket bien entendu.

Faute de projet pour maintenir la renommée, cet élan n’a pu être géré, aujourd’hui la réalité est tout autre.

Avec 3 médailles d’or, 4 médailles d’argent et une en bronze à l’Afrobasket, médaillé d’or aux Jeux Africains, 2 médailles d’or des Jeux de l’Afrique centrale, participation à la Coupe du monde et une participation aux Jeux olympiques, soit 11 médailles rien que pour les Seniors dames, le Basket-ball du Congo est un géant à qui on attribue une veste de nain.

Le manque de management est à la base de cette décadence, du coup le football a pris le dessus grâce à Mazembe et plusieurs autres projets. Si le handball a compris par où il faut passer pour se faire beau et attirant, la balle au panier est restée dans des bureaux criants comme dans une colonne que les journaux accordent aux chiens écrasés.

L’initiative est pour les autres, pourtant les mécanismes pour redevenir cette discipline que tout le monde suivait sont là, juste devant les dirigeants.

L’encadrement de la jeunesse, le remède !

18 ans à la tête de la Fédération de Basket-ball, pas de titres majeurs, pas de projets incitant la FIBA INTERNATIONALE à intervenir, Boniface MWAWATADI passe pour un Président qui fait que gérer et amasser sans risquer. La dernière séance de remise à niveau des cadres techniques date de plus de 5 ans. Comment ramener les autres autour de vous ? Impossible.

Une passivité qui a également impacté les équipes congolaises qui comme en nationale qu’en club n’arrivent plus à atteindre les podiums des rendez-vous de grande envergure.

Si 2017 et 2018 se sont révélées comme des années phares pour la résurrection du Basket de la RD Congo sur la scène africaine et mondiale (Afrobasket dames et messieurs, éliminatoires de la Coupe du monde chez les messieurs et la 4ème place poussive de l’ASB V. Club au championnat d’Afrique) suite à la venue de Jo NKOY LOLONGA et les membres de son équipe restreinte, 2019 a révélé à la face du monde qu’après lui (puisque parti de son poste de Manager) qu’il était indispensable à son poste pourtant son approche aurait évité cette chute.

« Il faut investir dans la jeunesse ». C’est ce cap qui aurait permis au Basket de la RD Congo de garder son cap mais deux ans plus tard rien n’est fait. Néanmoins, tout n’est pas perdu.

Pour se relancer, la FEBACO doit se lancer à la chasse aux trésors dans les écoles qui constituent le système éducatif congolais. C’est là que reposent des talents non exploités que l’on peut façonner à l’image de la fédération pour se faire une marque, une identité. La République Démocratique du Congo peut grâce à Kinshasa, Lubumbashi, Goma, Bukavu et Kananga dompter l’Afrique à condition qu’un projet solide soit mis en place. Ce qui devra déboucher sur la création des ligues scolaires et championnat national pour dénicher les meilleurs. La méthode a été testée ailleurs et les résultats ont été satisfaisants. Pourquoi pas ici ?

Aujourd’hui l’Angola s’est construit un mythe en Afrique avec des joueurs évoluant dans son propre championnat, la Tunisie, le Maroc et l’Egypte aussi. Mais nous … On attend.

Avec trois ans à passées à la tête de la FEBACO, le comité MWAWATADI a les moyens de mieux faire en 2021 qu’en 2017 à l’Afrobasket, ce, en se penchant sur les jeunes.

Horsaison / Or Saison

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