En République Démocratique du Congo, le monde se fait Roi, des petits Chefs en vrai. Tout le monde se prend pour le « Président de la République en miniature » dans son coin. Une réalité qui est plus constatée et vécue dans les Fédérations Sportives, d’ailleurs toutes ont leur siège à Kinshasa et se tapent plus de luxe que les athlètes qui font à ce qu’elles soient appelées « Fédérations » ; les Présidents, eux, sont la réincarnation de « Mobutu ».

L’exemple qui saute aux yeux, c’est celui de la Fédération Congolaise de Football Association où le Tout Puissant Constant OMARI SELEMANI règne en maître et capitaine depuis plus de 10 ans et a mis en place une politique restrictive lui permettant de gouverner sans ennuis. Il a ramené à la gestion du football RD Congolais  tous ceux qui lui ont causé du tort de l’extérieur et vivre calme, en paix.

FECOFA : je t’aime, moi non plus !

Dans cette fédération, les visages s’expriment mieux que les bouches. Le sourire est à peine remarqué sur les lèvres du Président et de ses Vice-présidents comme pour dire : « Je n’ai jamais oublié le cercueil que vous avez enterré devant le Stade des Martyrs ». Chacun s’occupe de ses affaires sous couvert de la fédération pourvu qu’il ne franchisse pas la zone neutre, le domaine de l’autre. Si certains ont été casés à la fédération et sont repêchés pendant l’Assemblée générale extraordinaire et élective bien qu’étant en contradiction avec la loi puisque ne dépassant pas la moitié plus une voix ; d’autres ont trouvé gain de cause à la commission de gestion de la Ligue Nationale de Football qui a bénéficié il y a peu d’un nouveau mandat de deux ans bien qu’illégal mais bon, « qui peut le plus, peut le moins »a toujours dit le Président Constant OMARI. Un pouvoir qui va jusqu’à rouler le Gouvernement de tout un pays, toute une nation.

Sponsoring des Léopards : «Que personne n’y mette son nez »

Comme une mère soucieuse d’éduquer ses enfants en les envoyant à l’école pour apprendre, le Gouvernement de la République Démocratique du Congo n’a pour but dans le sport que de dépenser et non d’encaisser.  Ce qui fait qu’il n’a pas les yeux ouverts pour voir clair et répondre aux questions suivantes : Qui a fait quoi ? Qui a quoi ? Ou encore qui s’est procuré de quoi ? Une largesse sans précédent profitant à celle qui depuis la chute du Basket est passée pour la première de ses filles, la FECOFA.

« La Fille la plus prolifique du Gouvernement de la RD Congo » se comporte comme les Juifs (se victimise) pour bénéficier des bonnes grâces de ses parents pour croître alors qu’elle sait trouver de l’argent, « nous sommes une Asbl, nous dépendons totalement du Gouvernement qui est le premier pourvoyeur de l’équipe nationale ».

Pourtant dépendre du Gouvernement en ce 21ème siècle pour une fédération comme la FECOFA est un manque de respect à la mémoire de tous ceux qui ont bataillé dur pour offrir à la RD Congo les CAN remportées en 1968 et 1974. Aujourd’hui, la FECOFA, grâce aux Léopards, obtient des subventions (une banque de la place) et est même sponsorisée par une entreprise de communication de la place, malheureusement personne ne connait la destination des espèces sonnantes et trébuchantes découlant du « contrat » signé avec cette entreprise.

Le Gouvernement fait tout :

  • Achat des vareuses ;
  • Paiement du staff technique ;
  • Paiement des primes des matchs ;
  • Préparation des Léopards ;
  • Et même le nettoyeur des maillots des Fauves est payé par le Gouvernement.

Que fait la FECOFA ?

  • Les Vice-présidents voyagent ;
  • Le Président n’est toujours pas là parce que cumulard ;
  • Les vareuses arrivent à la veille des matchs ;
  • Délivre des licences à qui veut devenir entraineur ;
  • Accuse même le Gouvernement d’avoir causé l’arrêt des travaux du centre Fantomatique KURARA MPOVA suite à une incompréhension sur les limites.

Les comptes, on ne le demande pas ! C’est une interdiction, demandez aux anciens Ministres KAMBAYI (après le CHAN en rapport avec la prime de la CAF) et NYANGO (dossier sponsor, stade, etc.), ils en savent quelque chose tout est en l’air pour que personne ne cerne.

L’on décompte aujourd’hui deux ans depuis la dernière réélection de Constant OMARI à la tête de la FECOFA. Les promesses et propos ont suivi la publication de ces assises dont il était le seul candidat à sa propre succession, comme MOBUTU, mais qui n’ont pas été tenus.

Les exemples sont légion le cas, le cas de la non mise en service du centre KURARA MPOVA qui pourtant avait reçu le même financement que celui de MBAKOMO au Cameroun et celui de Casablanca au Maroc (où les Fauves se sont réfugiés pour préparer des confrontations internationales), comme le Zaïre de MOBUTU, la FECOFA d’OMARI a tout eu mais va chercher ailleurs avec des visions qui ne restent que utopiques à l’image de l’amélioration du social des zaïrois à l’horizon 80 ou 90 et l’organisation des CAN 1994, 2013, 2015 ou 2017.

Horsaison / Or Saison

0 0 vote
Article Rating