Comme toute douleur d’enfantement, je suis venue au monde dans la douleur. Une douleur issue de sérieux problèmes de mésentente entre frères issus d’une même famille. Ma famille! C’est la famille vert et blanc, et c’est de là que je tire mes couleurs et je me devais de faire la différence. Orange est cette différence et aujourd’hui je sais m’y identifier .

Les choses sont allées vite et même trop vite car, ce jour, je totalise 6 ans d’existence. Déjà qu’il était difficile de naître dans un environnement comme le nôtre mais contre vents et marrées, j’avais vu le jour au soir du 19 juillet 2014 après plusieurs tergiversations autour du nom à me donner. J’ai ainsi souffert . Une souffrance que je ne saurai étaler ce jour car,la joie a remplacé la peine. CS Imana aurait pu être mon nom n’eût été la farouche opposition de dernière minute du patron de la ville d’alors André Kimbuta Yango dit haut sommet ,qui subissait d’énormes pressions de sa hiérarchie mais aussi de ses amis de Bana Kin pour empêcher ma naissance .Mais hélas, toute arme forgée contre moi s’était avérée nulle et de nul effet.

MAIS POURQUOI NAÎTRE ?

C’est peut-être la question à laquelle la réponse ne saurait satisfaire tout le monde, au regard de la situation assez difficile que je vis présentement. Ma conception tire son origine dans la mauvaise gestion du club vert et blanc de la capitale Kinshasa, le Daring Club Motema Pembe dont la gestion calamiteuse qui était entre les mains d’un groupuscule de personnes au grand désarroi du comité de direction avait provoqué de tentions,fortes alors et des conflits d’intérêts personnels dominaient en lieu et place du souci des supporters. Des conflits qui conduirent à la division et finalement au départ de certains membres parmi lesquels,les dirigeants et supporters.

SUIS-JE VRAIMENT MODÈLE ?

Contre toute attente,les raisons de ma naissance n’ont servi vraiment à rien car, dit un adage: «une aiguille ramassée en plein jeu,a de fortes chances de se perdre aussi en jouant». Les vieux démons de la division ont de ce fait, poursuivi mes parents jusqu’à se combattre entre eux ,quittant la chambre à coucher jusque dans la rue,en passant par le salon.

La séparation est actée et le mécontentement a eu raison et ainsi mes oncles paternels Antoine Musanganya et Roger Nsingi abandonnèrent mon père Pascal Mukuna seul après l’épopée de 2016 et ce titre de la coupe du Congo gagné deux ans seulement après ma naissance. Véritable exploit dans l’histoire du football congolais. Et pourtant mon oncle Roger Nsingi, fort de sa position de président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa, avait apporté une influence incalculable. Tout comme l’oncle Antoine Musanganya qui s’était déjà illustré lors de son passage à la tête de DCMP. Cependant, seul un manque conséquent de finances de leur part, m’empêcha de rêver grand.

DOIS-JE MOURIR SINON?

Vivre vaincue sans gloire ,c’est vraiment mourir tous les jours. Car,la vie ne vaudra rien pour moi si je devrai continuer à souffrir sans me ressaisir. Ma naissance a marqué d’une encre indélébile l’histoire du sport congolais en général mais kinois en particulier : «j’ai redonné du goût au football, j’ai aidé les aînés à oublier leurs divergences mais surtout les amener à s’unir comme à leur création par le Père Saint Raphaël de la Kethule dans les années 30 du 20 ème siècle, où ils constituaient un seul club».

MES EXPLOITS POUR RAPPEL!

Je détiens le record de la précocité en jouant dès la première année la coupe du Congo et méchamment éliminée avant de la remporter l’année qui a suivi contre Don Bosco,un ancien africain de Lubumbashi (2-0).

Quand j’ai instauré le système de présentation de recrues, j’étais rapidement devenue guide des autres clubs adversaires de Kinshasa. Mais à ce jour, la grande initiative était et demeure encore «l’opération tonneau ».

Mes supporters remplissaient les tonneaux lors des entrainements pour ma survie. Dès ma première année, je tenais en échec les trois meilleurs clubs de toute l’histoire du foot au Congo. Contre Vita Club 0-0, 1-1 face au Daring club Motema pembe et Mazembe. Bref, mon impact sur le football a été positif et très remarquable jusqu’à ce jour. Ainsi mourir si jeune,même les adversaires qui me pillent tous les jours mes meilleurs atouts ne le voudront pas.

Al Hilal Ondurman du Soudan fut mon premier adversaire historique au stade tata Raphaël (1-1) en amical et à cette époque, on m’appelait encore CS Imana

UN AVENIR RADIEUX POUR MOI?

C’est en tout cas le souhait de beaucoup. Appelée à vivre avec les maigres moyens de seul mon père Pascal Mukuna et quelques contributions des supporters ,je crois en un changement total afin d’espérer atteindre mes objectifs, ceux de devenir «grand club au coeur de l’Afrique ». Mes supporters qui ont crû à mon bonheur sans mesurer mes faiblesses et peines,sont mon soutien majeur car disent-ils JAMAIS SANS MOI(VOUS) .Un slogan qui est le leur toujours, que ce soit dans la douleur ou dans la joie comme en 2014. Ainsi, sans eux ,aucun comité ne saura tenir. Main dans la main ,je grandirai pour le grand bonheur d’un Héros qui a beaucoup fait pour moi NSUKA MABUANA KIALA CHRISTIAN à qui je dis merci de tout coeur

JE SUIS DONC RENAISSANCE DU CONGO ET POUR CE FAIRE,JE DIS, JOYEUX ANNIVERSAIRE À MOI-MÊME. QUE VIVE MES 6 ANS DE NAISSANCE. AIDEZ MOI À GRANDIR

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