« Nous sommes des Asbl, nous n’avons pas d’argent. Nous ne devons rien à l’Etat. Avez-vous déjà vu un Gouvernement s’ingérer dans les affaires internes d’une Asbl ? » C’est le discours que tiennent les Fédérations Sportives en République Démocratique du Congo. Elles ne veulent jamais rendre compte à l’Autorité de ce qu’elles effectuent et entreprennent exactement comme dépenses. Alors qu’elles dépendent en tout et pour tout de sa tutelle.

Fédérations Congolaises, politique de la main tendue

Les Fédérations Congolaises et leurs financiers sont les premiers à frapper à la porte du Gouvernement, par le truchement du Ministère des Sports, pour bénéficier du financement nécessaire de leurs activités. Ces fédérations sont d’ailleurs prêtes à exposer le ministère de tutelle pour X ou Y raison.     

Les projets de financement qu’elles introduisent pour bénéficier de l’ordre de mission ne réflètent généralement pas la réalité et le montant qui accompagne ces projets sont exorbitants. La plupart des enveloppes tournent autour de six chiffres. La moins coûteuse avoisine les 200.000$.

Une fois qualifiées à des compétitions, elles franchissent les étapes et encaissent des primes. A la surprise générale, elles ne rendent pas compte à leur pourvoyeur. Elles bouffent tout sans pour autant penser à leur caisse. Elles racontent : « Nos caisses sont vides. Ne nous vivons que des subventions. Comment voulez-vous que nous ayons de l’argent. Ne nous demandez pas de rendre compte de quoi que ce soit parce que nous ne le ferons pas. Au cas contraire, les fédérations internationales vont nous départager dans ce dossier ».

Les fédérations sportives se servent du public pour faire pression sur le Gouvernement qui, déjà avec les conflits des groupes armés évite tout accrochage susceptible de déboucher un soulèvement populaire.

Cependant,les fédérations sont censées respecter les procédures administratives et financières généralement acceptables. Pour ce faire, chaque fédération, dans la peau d’une asbl, devrait disposer d’un manuel des procedures administratives et financières devant permettre une gestion rationnelle des finances mises à leur disposition.

Que doit faire le Gouvernement ?

En vrai, le sport en RD Congo constitue une charge pour le Gouvernement. Ce secteur de cohésion nationale ne déverse rien dans la caisse de l’Etat; ce qui doit normalement laisser place à une réflexion qui mènera l’Etat congolais à bien canaliser les finances et les dépenses.

  1. Pour les Fédérations sponsorisées: Il faut que le Gouvernement réduise leurs enveloppes ou faire une répartition en termes de pourcentage par rapport à la demande introduite, soit 60% à charge du Gouvernement et laisser aux sponsors les 40% autres.
  2. Aux Fédérations non sponsorisées: Trouver les structures d’accompagnement pouvant alléger la tâche du Gouvernement en proposant la réduction de certaines taxes.

6 avril, journée internationale du Sport

Le sixième jour du mois d’avril est la journée dédiée au sport par l’UNESCO, un des organes des Nations Unies. Pour l’ONU, « le sport peut aussi être utilisé comme un outil puissant pour prévenir les conflits et promouvoir une paix durable, car sa portée universelle lui permet de transcender les cultures ».

La pratique d’un sport permet aussi aux participants de divers horizons de réaliser qu’ils ont plus de points communs que de différences et de dissiper les images négatives que chacun avait l’un de l’autre. Cet outil essentiel permet aux communautés d’instaurer des liens sociaux qui ont contribué à promouvoir le rapprochement, le respect, l’entente mutuelle et le dialogue.

La RD Congo, pays mosaïque aux dimensions continentales, est un espace pluridisciplinaire en matière des sports. Le développement du sport en RD Congo passe par une politique de valorisation de l’athlète par les dirigeants.

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