Le monde du football a assisté cette année à une Ligue des Champions avec deux demi-finales les plus épiques et les plus spectaculaires de ces dernières années; aussi bien en termes de jeu qu’en termes de rebondissement. On retrouvait le FC Barcelone contre Liverpool et l’Ajax d’Amsterdam contre Tottenham, 4 équipes, 2 à 2 similaires dans leurs styles de jeu.

En effet, le Barça et l’Ajax ont une philosophie de jeu commune appelée  » tiki- taka » qui est basé sur la possession et le mouvement continue du ballon autour d’une série de passes rapides.

Liverpool et Tottenham, quant à eux, partagent la similitude naturelle du football anglais à savoir le  » fighting spirit » qui consiste à mettre de l’impact physique et de l’agressivité dans le jeu à travers un pressing tout terrain et de tous les instants.

Première manche, avantage « tiki taka »

A l’issue des matchs aller, beaucoup voyaient déjà les adeptes de Johan Cruyff et de son football total en finale de la Ligue des Champions. En effet, à domicile, le FC Barcelone avait battu Liverpool sur le score sans appel de 3-0, un écart quasiment insurmontable pour les Reds, surtout face aux champions d’Espagne, invaincus jusque-là en Champions League cette saison et emmenés par le meilleur joueur du monde, un certain Lionel Messi.

Quant aux hommes de Ten Hag, ils étaient plus laborieux mais avaient réussi à ramener une précieuse victoire à l’extérieur sur le score étriqué de 0-1 face aux Spurs.

Le jeu au-delà du résultat

Si le score était sans appel pour le Barça face à Liverpool au match aller, le constat était tout autre dans le jeu. Les hommes d’Ernesto Valverde ont usé comme à leur habitude d’un jeu basé sur la possession et le mouvement; un style qui leur a permis de se procurer pas mal d’occasions et de marquer 3 buts. Néanmoins, Liverpool a fait plus que résister; les Reds ont par moments acculé les Catalans surtout en seconde période, se procurant eux aussi un nombre important d’occasions. Même si le réalisme manquait à l’appel, l’intensité et la pugnacité des hommes de Jürgen Klop ont eu le mérite de faire douter les champions d’Espagne jusqu’à ce que Messi n’inscrive un magistral coup franc dont lui seul connaît le secret.

De son côté, l’Ajax d’Amsterdam avait réalisé une bonne opération en gagnant à l’extérieur car les protégés de Ten Hag ont éprouvé beaucoup de difficultés à écraser la concurrence dans la possession comme dans leur habitude affichant même un pourcentage de précision des passes inférieures à celui des anglais. Les hommes de Pochetino avaient clairement gêné le jeu de l’Ajax avec un pressing très intense et de tous les instants.

Seconde manche : Le « fighting spirit », ingrédient de la gagne

Si les choses étaient déjà mal engagées pour Liverpool avec le score du match aller; les forfaits de Mohamed Salah et de Roberto Firminho pour cause de blessure n’arrangeaient guère la situation. Néanmoins, les Reds sont entrés sur le terrain avec la détermination nécessaire pour mettre à mal le jeu de passes « blaugrana » à travers un pressing infernal et un impact physique que seul Arturo Vidal a tenté de contenir.

Si les hommes de Jürgen Klop n’ont marqué qu’un seul but en première période par Origi, la seconde période allait être un scénario digne d’une épopée héroïque.

En effet, Wijnaldum revanchard car vexé de commencer la rencontre sur le banc marquera deux fois coup sur coup à la 54ème et 56ème minutes remettant les deux équipes à égalité. Poussée dans leur retranchement, la bande à Messi n’a pas su réagir. Ainsi, à la 79ème minute, comme tétanisée, la défense de Barça assistera impuissante au but qualificatif de Liverpool sur un corner rapidement joué par Alexander Arnold scellant définitivement un match riche en intensité et en émotions.

De son côté, l’Ajax d’Amsterdam poussé par son public demarrait le match sur les chapeaux de roues marquant rapidement 2 buts en première période au grand désespoir des supporters londoniens. Mais c’était sans compter sur la détermination, caractéristique des équipes anglaises.

En effet, en seconde période, les hommes de Pochetino confisquèrent le cuire et poussèrent les néerlandais à jouer contre nature; ce qui avait le mérite de voir Lucas Moura revanchard lui aussi tirer son épingle du jeu en plantant 2 buts successivement à la 55ème et 59ème minutes.

Le match tendait vers son épilogue et il y avait comme un parfum de KO pour les néerlandais comme pour les anglais, car l’équipe qui marquerait à ce moment là, accéderait à coup sûr en finale. C’est ainsi que le héros du jour Lucas Moura marquera le but qualificatif pour Tottenham à la 95ème minute, mettant fin au rêve de l’Ajax sous la stupeur d’Amsterdam Arena.

De ce qui précède, on a donc constaté que la détermination et la combativité ont eu raison du football total… du moins dans des rencontres à double confrontation. Ce qui conforte les observateurs du sport roi dans leur thèse qui consiste à dire que le football n’est pas une science exacte.

Horsaison / Or Saison

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