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FEBACO/ÉLECTIONS : QUI POUR SUCCÉDER À BONIFACE  MWAWATADI ?

Dans la vie, il est des mémoires qu’il faut honorer par la qualité de l’œuvre laissée. La polir et la rendre fière comme l’aurait voulu son artisan.

Plus de deux décennies à la Fédération de Basketball du Congo et 17 ans, soit 4 mandats à la tête de l’instance faîtière de la balle au panier en République démocratique du Congo, Boniface Mwawatadi a tiré sa révérence en début d’année 2022 (mars), laissant derrière lui une fédération orpheline dans sa gestion. Dirigeant ayant gravi tous les échelons ou presque, ce vaillant homme a laissé un trou béant à la FEBACO où il avait donné du sien pour la survie de cette dernière, même pendant les durs moments où l’Etat congolais ne prenait plus les sélections et clubs en charge.

C’est quelqu’un qui a consacré toute sa vie au basket, c’est une grande perte pour le basket« , s’exclamait l’Honorable Floribert Konzi interrogé lors des obsèques du feu Sénateur et Président Boniface Mwawatadi Banjila Shibondo. Et de poursuivre, “le basket-ball congolais est par terre et doit être relancé. Le seul cadeau à offrir à Ya Boni Mwawatadi, c’est la relance de cette discipline en RD Congo” avait-il conclu sous un ton fort avant de quitter la morgue de l’Hôpital du Cinquantenaire.

Boniface mwawatadi, ancien Président de la febaco

Ce vœu de l’ancien candidat aux élections de 2018, est carrément partagé par tous les amoureux du basket en RD Congo et même d’ailleurs. Il faut à tout prix sauver et relancer ce sport collectif en perte de vitesse depuis plusieurs années. Le titre remporté par la sélection A’ lors de la première édition de l’AFRO CAN à Bamako au Mali en 2019, ou encore la bonne forme des Léopards aux éliminatoires à la prochaine coupe du monde (éliminatoires en cours), ne doit pas constituer un arbre qui cache la forêt. Le basket congolais va de mal en pis. La régression du niveau technique, l’insuffisance des cadres techniques et surtout l’absence des infrastructures en sont l’illustration la plus parfaite d’une discipline qui s’enfonce dans l’abîme. A vos marques !

Il suffit de constater que dans un grand pays comme la RDC, qui a une histoire à raconter dans cette discipline sportive, 62 ans après l’indépendance et autant de titres glanés, on n’a du mal à y trouver ne serait-ce qu’une infrastructure digne, moderne et adéquate pour la pratique du basket-ball. C’est l’un de rares pays où le basket continue à se pratiquer à ciel ouvert et sur, soit du béton ou macadam. Une situation indigne qui inquiète, même si les promesses faites récemment concernant la construction d’un palais multidisciplinaire des sports, suscitent encore quelques espoirs, infines soient-elles car, n’étant pas les premières.

La part de chacun

Il est clair pour le commun des mortels que, la construction des infrastructures sportives relève de la responsabilité de l’Etat congolais mais, il est de bon aloi que la différence soit faite et les responsabilités établies entre les décideurs (politiques) et les organes techniques qui sont les associations nationales mieux appelées « fédérations sportives ». Si l’Etat sait définir la politique sportive nationale, il est du devoir des fédérations de fixer ou établir les différents programmes de développement de la discipline sportive à travers la direction technique nationale subdivisée en plusieurs départements, notamment à travers la formation des cadres techniques, l’arbitrage, le développement, les lois et principes, etc.

Une politique qui souffre à être effective au niveau de la Fédération de Basketball du Congo où, la direction technique nationale n’existe que de nom. Ce, depuis plus d’un demi-siècle. Toutes les remarques et suggestions faites étant classées sans suite.

Outre ce problème qui se pose avec acuité au sujet de la direction technique nationale, d’autres insuffisances sont à relever et parmi celles-ci, l’épineuse question de la formation des cadres notamment techniques, administratifs et officiels. Depuis le départ de Madame Justine Irung Kawang de la FEBACO pour des tâches importantes au niveau du bureau de la Zone 4 mais surtout FIBA en qualité de commissaire technique, le poste de secrétaire n’a jamais eu un animateur viable. Tous ses successeurs sont comparables à des stagiaires à la tête d’une grande administration comme celle de la FEBACO. Une disette non résolue depuis plusieurs années désormais. Et, avec le décès l’an dernier de l’unique instructeur des arbitres et officiels de table, Evariste Kabasele Chikala, aucune formation sérieuse n’est plus organisée à travers le pays pour renouveler cette classe remplie de cadres vieillissants. Un véritable fléau qui ronge notre basket.

Tous ces points relevés ci-haut, devront constituer le cheval de bataille des nouveaux animateurs qui prendront en main, la destinée de la FEBACO. Il faudrait à tout prix, changer l’image et la gestion de cette fédération, l’une des plus respectées du mouvement sportif congolais. C’est donc un objet de campagne pour les futurs postulants, car c’est pour bientôt les élections.

Quel profil pour le nouveau patron de la FEBACO ?

C’est toute l’importance de cet article que vous propose votre rédaction. Il se dégage à l’heure actuelle plusieurs potentiels candidats. Entre anciens et nouveaux, la bataille s’annonce âpre et les attentes longues. Personne ne voudra abandonner au profit de l’autre si rapidement. C’est la course pour la gloire et surtout siège laissé vacant par Boniface Mwawatadi Banjila Shibondo qui sera bientôt lancée. Dans les tuyaux, certains noms circulent et reviennent avec insistance.

Quoi qu’il en soit, servir le basket-ball n’exige pas d’être seulement président de la fédération comme le rappelle souvent Stéph Mpanya, Président de la Ligue de Basketball du Haut Katanga. Un dirigeant exemplaire mais pas cité parmi les probables candidats bien que remplissant tous les critères. Qui sait si, les donnes pourront changer d’ici les élections ? Toutefois, la FEBACO a besoin d’un président visionnaire et à même d’apporter un sang nouveau. Un excellent manager qui saura imprimer une nouvelle marque de direction pour re-développer la culture de la gagne, le sérieux dans la gestion à la fois administrative et financière. Un président dévoué pour l’explosion du basket afin de vite rattraper le temps perdu. Un président fédérateur de toutes tendances, mettant au cœur de l’intérêt, le basket !

Dans quelques jours, votre rédaction reviendra avec force détails sur les potentiels candidats dans la course.

JDM

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